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Note d'information
Audiences des membres du gouvernement au conseil exécutif du GICAM

<span style='color:#aaaaaa'><small>Note d'information</small></span><br/> Audiences des membres du gouvernement au conseil exécutif du GICAM
août 22
18:26 2017

VENDREDI 18 AOUT AVEC LE MINFI
Le Chef de l’Etat a donné son accord pour le paiement de la dette intérieure d’un montant de 180 milliards de FCFA. 80 milliards de FCFA seront mis à la disposition des banques pour la relance des crédits aux entreprises et 100 milliards de FCFA pour remboursement des crédits de TVA et le paiement des prestations réalisées par les entreprises pour le compte de l’Etat : c’est la bonne nouvelle qui ressort de l’audience accordée au Président du GICAM, Célestin Tawamba, par le Ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, ce 18 Août 2017.
Ce n’est pas tout, puisque le Ministre des Finances a réitéré, comme ses cinq collègues en charge respectivement de l’Economie, de l’Energie, des PME, de l’Industrie et du Travail, qui ont accordé au cours de la semaine précédente des audiences similaires au nouveau Bureau exécutif du GICAM, l’engagement des pouvoirs publics à accompagner le secteur privé.
Pour que cet accompagnement soit le plus efficace possible, le Président du GICAM et le Ministre des Finances sont d’avis que le dialogue entre le secteur public et le secteur privé, qui sont les deux roues d’un même vélo, doit être franc, sincère, décisif et constructif.
A cet égard, le Président du GICAM a, dans la présentation de la nouvelle vision du Groupement, promis d’être plus exigent envers les entreprises membres en ce qui concerne l’Ethique, la RSE, la lutte contre la corruption notamment à travers la dénonciation, de transparence dans le paiement des impôts, et la promotion de la bonne gouvernance.
Quant au Ministre des Finances, il a manifesté sa disposition à poursuivre la décrue des taux d’imposition si les propositions qui lui sont faites dans ce sens par le Groupement sont pertinentes et permettent d’élargir l’assiette fiscale pour maintenir l’équilibre des engagements de l’Etat. Outre le Cameroon Business Forum qui est la principale plateforme de dialogue public-privé, et la plateforme de rencontre entre la Direction Générale des Impôts (DGI) et le secteur privé pour échanger notamment sur le projet de loi des finances, le Ministre des Finances a renouvelé son ouverture à toutes autres propositions visant à améliorer le dialogue entre le secteur public et le secteur privé.
Le Ministre des Finances s’est également réjoui des nouvelles orientations du Groupement qu’il résume par le sigle SIS : Servir les entreprises – Influencer dans le sens des propositions concrètes à faire au Gouvernement – Surveiller à l’intérieur et à l’extérieur à travers une intelligence économique qui permet d’anticiper. Un GICAM responsable avec des entreprises membres citoyennes est une notion forte et un objectif noble qu’il encourage le nouveau Bureau exécutif à poursuivre. Le GICAM doit participer au développement socio-économique du pays non pas seulement en payant les impôts mais également en contribuant à la formation et à l’emploi.
Cette rencontre a également été l’occasion pour le Président du GICAM de présenter au Ministre des Finances quelques doléances des entreprises. Tout en étant conscient des contraintes macroéconomiques et sécuritaires dont fait face le pays, le Président du GICAM estime qu’une meilleure administration de l’impôt peut permettre d’élargir l’assiette fiscale. Une réforme fiscale serait alors nécessaire pour arriver à une fiscalité de développement, juste et équitable pour les entreprises et qui permette de réduire le poids du secteur informel dans l’économie. Le minimum de prélèvement de 2,2% du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur les sociétés est trop élevé. Le remboursement des crédits de TVA devrait être une préoccupation constante du fait de ses conséquences sur le développement des entreprises concernées. Le marquage fiscal dans le secteur brassicole est contreproductifet pourrait avoir des conséquences négatives sur l’activité des entreprises de ce secteur. Le renforcement du dialogue entre les entreprises et le DGD est également indispensable.
Par ailleurs, le Président du GICAM a sollicité la contribution des pouvoirs publics à une meilleure structuration du patronat camerounais pour le rendre plus crédible. Ceci passe par le choix des interlocutions du secteur privé par les pouvoirs publics, et un accompagnement financier comme cela se fait Côte d’Ivoire où la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) reçoit une subvention annuelle du Gouvernement de cinq (05) milliards de FCFA, ou en France où le MEDEF reçoit chaque année près de 60 000 euros.
Le Président du GICAM propose que le Groupement soit une porte d’entrée des investisseurs au Cameroun. « Donnez-nous la possibilité de faire la campagne pour attirer les investisseurs. ». Ceci a un double avantage : détecter les bons investisseurs et les accompagner, et leur permettre de nouer des partenariats avec les entreprises camerounaises.
Après plus de deux heures d’échanges intenses, le Président du GICAM qu’accompagnaient Madame Laure KENMOGNE, Messieurs Alphonse NAFACK, René LIBONG, et André KWAM, membres du Bureau exécutif, Monsieur Alain Blaise BATONGUE, Secrétaire Exécutif du GICAM, et Monsieur Nacisse CHASSEM, Représentant du GICAM à Yaoundé, et le Ministre des Finances accompagné de son Staff composé du Secrétaire Général, des Directeurs Généraux des Impôts, des Douanes et du Trésor, et son Conseiller Technique, se sont livrés aux journalistes pour des interviews.

SUITE AVEC LE MINHDU

Avec le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Monsieur Jean Claude MBWENTCHOU, qui se sent tout à fait à l’aise pour accompagner le secteur privé et recevoir son accompagnement, le Président du GICAM, a évoqué les préoccupations liées à l’environnement physique des entreprises. Il s’agit notamment du foncier, de l’aménagement des zones industrielles, la circulation dans les villes de Douala et Yaoundé, l’aménagement urbain et l’habitat.
Des échanges les deux interlocuteurs, on retient que le problème du foncier n’est pas toujours résolu au Cameroun, la nécessité d’encadrer l’inflation des terrains dans les grandes métropoles pour qu’ils soient accessibles aux investisseurs nationaux, la nécessité de dématérialiser la procédure d’obtention des titres fonciers pour éviter qu’il y ait deux titres pour un même terrain, et la nécessité de créer de nouvelles villes.
Pour résoudre la question de l’habitat au Cameroun, les solutions doivent s’attaquer à la disponibilité du foncier, du financement et les matériaux de construction qui coûtent encore très cher au Cameroun en dépit de libéralisation du secteur du ciment notamment.

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