Intégration sous-régionaleCélestin Tawamba élu patron des patrons d’Afrique centrale

Célestin Tawamba élu patron des patrons d’Afrique centrale

Les organisations membres de l’Union des Patronats d’Afrique Centrale (UNIPACE) ont élu Célestin Tawamba à la tête de l’organisation, pour une durée de deux ans. C’était à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire de l’Union qui s’est tenue ce vendredi, 25 mai 2018 au siège du GICAM à Douala.


Rehaussée par la présence de Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS), la cérémonie d’ouverture de cette assemblée générale a également connu la présence de Lassina Traore, Spécialiste des activités pour les employeurs au sein du Bureau International du Travail, de plusieurs membres du Conseil Exécutif du GICAM et, bien sûr, des autres membres de l’UNIPACE : 

le Conseil National du Patronat Tchadien (CNPT), représenté par MM. Bichara Doudoua (Président) et Mahamat Saleh Brahim Dougri (Rapporteur) ;

le Groupement Interprofessionnel de Centrafrique (GICA), représenté par    MM.  Laurence Nassif (Président) et Gilles Potolot (Secrétaire Général) ;

la Confédération Patronale Gabonaise (CPG) représentée par M. Jean Bernard Saulnerond (Membre du Conseil d’administration et Président du pôle Transport Terrestre) ;

l’Union Patronale et Interprofessionnelle du Congo (UNICONGO), représentée par M.Jean-Jacques Samba (Conseiller du Président).


Etait représentée l’Union Nationale du Patronat Centrafricain (UNPC) qui a donné mandat à M. Laurence Nassif.


Après avoir présenté les effets négatifs des crises économique et sécuritaire qui sévissent dans la zone Afrique centrale (la croissance de la CEMAC a été nulle en 2017 après un recul de 0,2% en 2016), Célestin Tawamba a relevé l’importance d’entreprendre des actions communes à l’ensemble des pays concernés : « Nos économies étant liées par une communauté d’intérêts au sein de la CEMAC, il importe que nos actions nationales soient complétées au niveau régional », a-t-il déclaré. L’Union apparaît donc comme l’instrument idéal pour servir de passerelle. « L’UNIPACE doit exercer un leadership intellectuel et d’intervention sur les nombreux sujets qui impactent la vie de nos entreprises et affaiblissent le potentiel de croissance de nos économies », a-t-il ajouté. Un autre cheval de bataille de l’Union est la réduction du taux de chômage élevé de la zone, particulièrement celui des jeunes.


La réalisation de ces nouveaux objectifs assignés à l’UNIPACE passe par une nécessaire refonte de l’Union via « la mise en place de nouvelles dispositions relatives à la gouvernance de [notre] organisation et ses relations avec la Commission de la CEMAC, ainsi qu’à son mode opératoire », ainsi que précisé par le président de l’UNIPACE.  Ce dernier a également mentionné le besoin de renforcer l’organisation en l’élargissant « aux organisations patronales de la CEEAC dont les pays ne sont pas membres de la CEMAC ».


Lassina Traore a surenchéri sur ce point, en attirant l’attention sur « l’impérieuse nécessité d’envisager l’ouverture de l’organisation vers d’autres patronats qui partagent le même espace économique que [l’UNIPACE] mais qui ne partagent pas la même langue ». Et d’exprimer l’engagement du BIT à accompagner l’Union dans sa démarche visant à la rendre « plus représentative, plus forte et plus efficace. »


Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale a salué « l’initiative de regroupement d’organisations d’employeurs de la sous-région, qui constitue une réelle opportunité pour rendre le processus [d’intégration sous-régionale] plus dynamique et plus large, plus productif et plus efficace » ; avant de mettre en exergue « l’engagement des chefs d’Etat de la CEMAC à poursuivre et accélérer les réformes qui donneront plus de marge aux entreprises pour prospérer et jouer efficacement leur rôle dans la création des richesses et des emplois »,notamment via l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens en Afrique centrale.


Parmi les points à l’ordre du jour des travaux qui se sont tenus à huis clos : la faiblesse du commerce intra-communautaire ; les menaces qui pèsent sur le franc CFA de la zone CEMAC, le Programme Economique Régional (PER) la gouvernance et l’élargissement de l’UNIPACE.


A l’issue de cette phase, s’est tenu un point de presse au cours duquel une Déclaration a été lue par le Secrétaire Exécutif du GICAM, également Secrétaire général de l’UNIPACE. A retenir : l’élection d’un nouveau Bureau Exécutif de l’Union, constitué ainsi qu’il suit : 


Président : Célestin Tawamba, Président du GICAM ;

Vice-président : Laurence Nassif, Président du Groupement Inter-professionnel de Centrafrique (GICA) ;

Secrétaire Exécutif : Alain Blaise Batongue, Secrétaire Exécutif du GICAM.


L’UNIPACE a été créée le 13 décembre 1997 à Douala et a pour mission principale de mobiliser et accompagner le secteur privé de la sous-région pour la concrétisation de l’intégration sous-régionale et pour l’amélioration de l’environnement global des affaires.


A son actif, entre autres : la mise sur pied de la plateforme de dialogue pour l’amélioration de l’environnement des affaires dans la zone CEMAC, le lancement du Processus de Douala pour une refondation de l’organisation patronale africaine à l’issue du Symposium des organisations patronales d’Afrique francophone, hispanophone et lusophone en septembre 2012, la vulgarisation de l’arbitrage (Tchad, Gabon, RCA).


Ayant jusque là hérité de son prédécesseur André Fotso (en la mémoire de qui une minute de silence a été observée au cours de la cérémonie d’ouverture) le poste de Président du Bureau provisoire issu de la modification des Statuts de juin 2015, le nouveau Président de l’UNIPACE, Célestin Tawamba, a désormais carte blanche pour engager les chantiers devant redorer le blason de cette Union.


Une feuille de route sera proposée aux membres dans les prochains jours, en exécution des principales résolutions ayant sanctionné les travaux. Rendez-vous a été pris pour la prochaine assemblée générale de l’Union qui se tiendra l’an prochain en République du Congo, à la diligence du patronat local, UNICONGO. A mi-parcours, Célestin Tawamba pourra déjà faire un premier bilan.


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