132ème Fête internationale du TravailLe GICAM en appelle au dialogue social pour booster la croissance économique

Le GICAM en appelle au dialogue social pour booster la croissance économique

A l’heure où le Cameroun est victime de plusieurs crises, tant sur les plans sécuritaire et alimentaire que sur les plans  identitaire et culturel, il est plus que temps de mettre autour de la table de discussion, toutes les parties prenantes et de trouver des pistes de solutions idoines par des échanges francs et concrets, car plus un conflit s’enlise, plus le dialogue s’avère difficile et les solutions, complexes.

Le thème de la 132ème Fête internationale du Travail arrive donc à point nommé : «Dialogue social : facteur de promotion du travail décent et de progrès socio-économique au Cameroun ».

En tant que Groupement, nous sommes interpellés sur la question car les entreprises sont des créatrices de richesses et ceci n’est possible que par le biais d’un élément fondamental qui est la ressource humaine, avec laquelle toute communication est primordiale.

Le dialogue social renvoie à tout type de communication -négociation, consultation ou simple échange d’informations- entre trois principales parties prenantes qui sont : les employeurs, les travailleurs et le Gouvernement. Le travail décent, quant à lui, est un travail qui allie les critères de productivité, sécurité, égalité et dignité pour chaque être humain en âge de travailler.

Pour mémoire, le GICAM est partie prenante du Programme Pays pour la Promotion du Travail Décent signé en 2014 aux côtés du Bureau International du Travail (BIT) et renouvelé en 2017 pour une nouvelle période biennale. Il est de son devoir de rappeler aux employeurs d’assurer à leurs collaborateurs des emplois productifs. Il participe d’ailleurs à toutes les initiatives du BIT sur la question et ne manque pas l’occasion de faire une communication autour de la notion car elle doit devenir une culture pour nos entreprises.

L’Organisation Internationale du Travail a élaboré un programme pour la communauté du travail qui repose sur quatre piliers : la création d’emplois, les droits du travail, la protection sociale et le dialogue social, l’égalité entre hommes et femmes. Nous devons garder ces critères à l’esprit car il est impératif de fournir des emplois de qualité, associés à la protection sociale et au respect des droits du travail, afin de parvenir à une croissance économique soutenue, durable et partagée et d’éradiquer la pauvreté.

Parce que la question est importante et stratégique, la nouvelle équipe dirigeante du GICAM, conduite par le président Célestin Tawamba, a conforté le positionnement de la commission « Social, Emploi et Acquisition des Compétentes (C-SEAC) » que nous avons l’honneur de présider et qui s’attèle, au quotidien, à transformer en actes concrets ces diverses préoccupations.

Toutefois, des efforts restent à faire en amont, notamment entre les travailleurs et les employeurs que nous sommes. L’occasion est ainsi donnée à chaque acteur au dialogue social bipartite de jouer sa partition et d’approfondir la réflexion proposée en ce jour de célébration. Comment rendre l’entreprise compétitive et assurer un travail décent pour tous ?

Let us try to think out of the box.


Théophile Moulong

Président de la C-SEAC

Président de l’Association des Sociétés d’Assurances du Cameroun (ASAC)