Livre Blanc de l’économie camerounaise Chose promise, chose faite !

Chose promise, chose faite !

La cérémonie de présentation du Livre Blanc de l’économie camerounaise aux adhérents du GICAM et à l’ensemble de la communauté économique nationale a eu lieu, ce 10 novembre 2020, dans la salle de conférence André SIAKA du GICAM.

Présidée par M. Célestin TAWAMBA, elle a mobilisé un parterre de personnalités dont des chefs d’entreprises, des leaders d’opinion et des hommes de médias venus s’imprégner du contenu de cette importante publication désormais posé sur la table du Gouvernement. 

Introduisant la séance de Présentation, le Président du GICAM a resitué le contexte d’élaboration de ce document qui est avant tout un engagement de campagne de son équipe et de lui-même, mais surtout la consécration de trois années d’intenses plaidoyers menés à la tête du Patronat.

Le document décline un état des lieux et un diagnostic qui s’est voulu aussi large que possible de l’économie camerounaise pour comprendre les raisons de son décrochage et de ses contre-performances dans bien de domaines où ile pays dispose pourtant de potentialités pour mieux faire.

En le sous-titrant « L’impératif industriel du Cameroun", le Conseil d’Administration qui s’est adossé sur l’ensemble des activités menées par les différentes Commissions du GICAM a souhaité partager les choix de filières prioritaires du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI).

Le Livre Blanc est ainsi le fruit d’un processus collectif qui a particulièrement mobilisé une task-force spécifique dont les membres ont tour à tour livré le contenu dans certains domaines judicieusement choisis pour aiguiser l’appétit des lecteurs.

C’est ainsi que Le modèle économique a été présenté par M. Emmanuel De TAILLY, 2ème vice-président du GICAM. De son intervention, il ressort notamment les motivations du positionnement sur trois piliers l’Agro-industrie, les transports et l’énergie ainsi que la structuration du modèle d’intervention dans ces trois domaines qui devra combiner les préoccupations de structuration par filières, de promotion des circuits courts, de patriotisme économique et bien d’autres.

Les propositions en matière de gouvernance économique ont été présentées par M. Jacques-Jonathan NYEMB, Membre du Conseil d’Administration du GICAM. Elles englobent les réformes des politiques et de l’administration publique et notamment de la structure du Gouvernement, l’optimisation des recettes non fiscales, la rationalisation de l’endettement public, les réformes des marchés publics et budgétaires, la modernisation de la Justice et enfin la lutte contre la fraude, la contrebande et la contrefaçon.

Les propositions en matière de fiscalité, présentées par Mme Laure KENMOGNE, Membre du Conseil d’Administration du GICAM, prolongent celles déjà faites deux ans plus tôt dans le cadre de la proposition de réformes fiscales. En matière de fiscalité interne, elles concernent particulièrement l’impôt dur les sociétés et surtout le principe du minimum de perception qu’il convient de remettre en cause, les droits des contribuables et les incitations à l’investissement.

La problématique du financement a été abordée par M. Vincent KOUETE, Secrétaire Exécutif Adjoint du GICAM. Il est revenu sur les propositions faites en matière de politique monétaire, de renforcement du financement bancaire, de diversification des modes de financement, de mobilisation de l’épargne longue, de développement des marchés financiers et de financement des Collectivités Territoriales Décentralisées.

En conclusion des présentations de ces extraits du Livre Blanc, M. Francis SANZOUANGO, Directeur de Cabinet du Président du GICAM, a exposé les propositions du patronat pour un dialogue économique et social rénové et efficace. Ce dialogue requiert notamment un Etat stratège porté par des préoccupations de compétitivité de l’administration, des organisations du secteur privé légitimes et représentatives et un cadre de dialogue approprié. A ce sujet, le CBF devra évoluer vers un cadre plus global et mieux structuré baptisé le Cameroon Business Council.

La série de présentation a cédé place à une séance d’échanges au cours de laquelle cette production et cette démarche ont été unanimement saluées par les participants tant sur la forme, le timing que sur le contenu. Les notions de "Droit d’ingérence" et les propositions de réformes de la structure du Gouvernement ont été notamment appuyés par des exemples de mise en place de certains projets.

De manière spécifique, les échanges ont abordé les problématiques de développement énergétique, de civisme fiscal, de conflits d’intérêt dans le déploiement de l’action administrative, de compétitivité de l’administration, de défiance des administrations vis-à-vis des chefs d’entreprises et de la qualité des données utilisées. 

Saluant les propositions du GICAM comme audacieuses, courageuses et surtout pertinentes, les adhérents ont donné mandat du Président et au Conseil d’Administration pour en assurer le service après-vente tout en les assurant de leur soutien dans les différentes démarches à entreprendre.


 

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