Assemblée générale Le GICAM adopte de nouveaux statuts

Le GICAM adopte de nouveaux statuts

Réduction de la durée du mandat du président, qui passe de 05 à 03 ans avec application sur l’actuelle mandature, élargissement des responsabilités du Comité des Sages, extension du statut de membre associé à des institutions associant le secteur privé à des activités relevant des actions traditionnelles des collectivités décentralisées qui ont un impact sur la vie des entreprises, changement de statut du Conseil exécutif qui devient Conseil d’administration...

Voilà quelques-uns des changements qui ont reçu l’approbation des membres du GICAM. Le vote a eu lieu lors de l’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue ce jeudi, 13 décembre 2018 au siège du Groupement.

Le président du GICAM l’a précisé : ces modifications ont pour ambition de « faire du GICAM un patronat moderne, rayonnant et puissant, porté sur l’action concrète et soucieux de l’impact positif de celle-ci sur les activités et les performances des membres ». Dans cette optique, la vision du Groupement ainsi que sa mission, son organisation, son mode opératoire, ses stratégies de développement, son modèle financier et son offre de produits et services devaient être revisités.

Précédant cette assemblée générale extraordinaire, une assemblée générale, ordinaire cette fois, a donné la parole à cinq intervenants.

Le rapport moral du président

Les travaux se sont ouverts, comme de coutume, par le rapport moral du président  qui a brossé un état des lieux des performances des entreprises et de l’économie en général. 

Quelques points à en retenir : globalement, le contexte économique est « resté morose et peu stimulant ». Par ailleurs, malgré une hausse du taux de croissance prévu par le FMI à 3,8% en 2018 contre 3,5 en 2017, ce chiffre reste « en deçà de la prévision de 5,5% en moyenne annuelle sur la période 2010-2020 fixée dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi ». 

Concernant les performances des entreprises, relevons un « moral en berne des chefs d’entreprise au cours du premier semestre 2018 » dû, entre autres, à « une pression fiscale toujours aussi pesante et répressive, […] l’insuffisance de l’offre d’énergie, les difficultés de recouvrement des créances de l’Etat…»

En dépit de ce sombre tableau, le président du GICAM s’est félicité de la reprise du dialogue avec le Gouvernement via le ministre des Finances qui a favorablement accueilli les propositions de réformes fiscales transmises par le Groupement le 28 mai dernier. Deux décisions ministérielles ont été promulguées par la suite : la première modifie et complète la décision portant création d’un comité permanent de concertation sur les questions fiscales et douanières. La deuxième modifie et complète la décision portant création d’un comité d’appui à l’instruction des recours préalables du ministre des Finances en matière de contentieux fiscal et douanier. Ceci étant, la loi de Finances 2019 présente à la fois des raisons de satisfaction et d’inquiétude, notamment une hausse de la pression fiscale, l’instauration de multiples taxes sans concertation ou encore des mesures qui ne garantissent pas les droits des contribuables.

Célestin Tawamba est également revenu sur les impacts économiques  du retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019  au Cameroun sur les principaux secteurs concernés : les BTP, le tourisme et les secteurs connexes à l’industrie touristique.

Le président du GICAM a terminé sur une note positive en exhortant l’assemblée à « aller de l’avant ». Dans cet esprit, les mesures et projets suivants seront lancés en 2019 : la mise en œuvre des recommandations et enseignements tirés de l’audit organisationnel et institutionnel de GICAM, le lancement du Livre blanc de l’économie au cours du premier trimestre, la première édition du rapport annuel du GICAM, le plan stratégique du GICAM pour les 03 années à venir ou encore  la digitalisation des services du GICAM. En parlant de digitalisation, une innovation de cette assemblée générale ordinaire a été la diffusion en direct sur Facebook et un selfie de famille pris à la fin de la rencontre.

Communication de l’invité spécial

Autre temps fort de cette assemblée générale : la communication de Jean Marie Ackah, président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) qui a partagé l’expérience du patronat ivoirien en matière de dialogue public-privé. L’invité spécial est revenu sur les champs d’intervention, l’état et les leçons tirées du dialogue public-privé dans son pays, avant d’émettre les recommandations suivantes : montrer à l’Etat que le secteur privé est son partenaire, inscrire la relation Etat-Secteur privé dans un cadre institutionnel, créer un cadre de concertation, y consacrer du temps et des moyens. Et de conclure : « C’est le secteur privé qui doit amener l’Etat à faire bouger les lignes ».

Le rapport d’activité 

Présenté par le secrétaire exécutif, ce document est revenu sur les actions du GICAM, axées autour du triptyque « GICAM des services, GICAM d’influence et GICAM d’intelligence économique ». Les activités des 10 commissions du Groupement ont également été passées en revue. 

Relevons ici la signature d’une convention avec l’UNICEF et une rencontre avec les partenaires au développement au mois de novembre 2018, le lancement effectif du projet SUNREF (en partenariat avec l’Agence Française de Développement) ou encore la poursuite des concertations avec le Gouvernement.

Déclaration de la gouvernance d’entreprise

Résolu à affirmer son leadership dans le domaine de la gouvernance, le GICAM via sa commission « Gouvernance, Ethique et RSE » a proposé une Déclaration de la gouvernance d’entreprise, validée par l’assemblée générale. 

Le projet SUNREF

Les activités du projet SUNREF ont effectivement débuté avec le recrutement de l’expert principal. La maîtrise d’ouvrage est assurée par le GICAM, qui propose un soutien ciblé pour les investissements d’efficacité énergétique ou d’énergies renouvelables et une offre sur mesure pour l’acquisition d’équipements de meilleure qualité et une meilleure compétitivité.


Lire le rapport moral du président

Lire le discours-exposé des motifs  


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