RencontreLe GICAM présent au Forum du Réseau des Parlementaires pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Privé

Le GICAM présent au Forum du Réseau des Parlementaires pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Privé

Le Président du Groupement Inter-patronal du Cameroun(GICAM)M. Célestin TAWAMBA a pris part ce mardi, 05 avril 2022, dans les locaux abritant l’Assemblée Nationale, au Forum organisé par le Réseau des Parlementaires pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Privé.

Ce Forum, 2ème édition du genre, était organisé sous le thème : « L’impact des grands projets structurants sur l’entrepreunariat territorialisé et l’emploi décent : cas du projet de construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal ».

Fort du positionnement et de la contribution du secteur privé, dont le GICAM est le porte flambeau, dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et les stratégies opérationnelles en matière d’emploi et de formation professionnelles, il s’est agi pour Monsieur Célestin TAWAMBA de porter la voix des opérateurs économiques sur l’impérieuse nécessité de repenser notre système de formation professionnelle.

Dans sa franchise habituelle, le Président du GICAM a précisé d’entrée de jeu que la principale cause des lenteurs observées dans la livraison des grands projets structurants du pays, ainsi que la qualité d’exécution des travaux est liée à la question des compétences. La non-implication de tous les acteurs dans la définition et la mise en en œuvre des  politiques publiques de formation débouche sur une inadéquation entre l’offre de formation et les besoins en compétences requises pour l’exécution de certains travaux. 

Bien que les secteurs public et privé semblent être d’accord sur la place prépondérante que devrait occuper l’investissement dans le capital humain pour l’atteinte des objectifs de développement économique de la nation, le faible niveau des ressources allouées à cette cause laissent penser le contraire.

« La Loi des finances du Cameroun pour l’exercice 2022 consacre 21,44 milliards de FCFA à la formation professionnelle, soit 0,37 % du total du budget de l’Etat qui s’élève à 5752,4 milliards de FCFA... On observe un écart significatif entre les programmes de formation et les compétences attendues par le secteur productif ». 

Pour le secteur privé, il est fondamental de réorienter le système de formation et d’enseignement pour revaloriser les métiers, et redonner une place en rapport avec sa valeur ajoutée potentielle.

A ce sujet, le GICAM est déjà à pied d’œuvre. Il a par exemple en son sein une Commission entièrement dédiée à la question de la promotion de l’emploi et de l’acquisition des compétences.

Un partenariat a d’ailleurs été signé avec le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) en 2008 pour la promotion de la formation professionnelle au Cameroun pour un projet de construction de deux Centres de Formation Professionnel Sectoriels (CFPS) financés sur fonds C2D. La Convention d’affectation y relative a été signée en décembre 2012 pour un montant de 9,8 milliards. Hélas, 10 ans plus tard, le projet n’a toujours pas abouti.

Ne se faisant pas défaitiste, Célestin TAWAMBA appelle à l’ « Union Sacrée ».

« Il importe que le Gouvernement et le Secteur privé travaillent la main dans la main face à des défis cruciaux pour le développement de notre pays ! »

L’urgence est donc à l’adoption d’un nouveau paradigme qui soit cohérent avec les objectifs de développement économique.

Ceci passe, entre autres, par :

- Une vision partagée de la place centrale de la formation professionnelle dans les stratégies de développement des entreprises,

- Un recentrage de l’action gouvernementale autour d’un nombre réduit des centres de décisions sur les questions de formations professionnelles ;

- L’élaboration d’une cartographie nationale des compétences ;

- La valorisation des métiers techniques, qui ne seront plus des métiers mais de véritables professions ; il n’y a pas de honte à dire que son enfant veut être menuisier, mécanicien, etc…

- Une révision des curricula de formation avec forte implication du secteur productif ;

- L’accélération de la construction des Centres de formations ;

- La mise en place de mesures incitatives pour accompagner les entreprises qui s’impliquent dans le développement de la formation professionnelle, notamment par l’alternance et l’apprentissage ;

- La consultation et l’implication active du secteur privé dans l’élaboration et l’exécution des projets structurants, et la nécessité de faire valoir des clauses contraignantes de co-traitance assurant un transfert de technologies et une croissance plus inclusive. 


Car, a ajouté le Président du GICAM « on ne saurait envisager un pays émergent sans une formation professionnelle adaptée et de qualité ».


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