Rencontre sectorielle Les entreprises du secteur de transport autour du président du GICAM

Les entreprises du secteur de transport autour du président du GICAM


Comme pour les 02 premières éditions, le Patronat a remis le couvert des rencontres sectorielles, cette fois, les entreprises du secteur de transport et des auxiliaires de transport étaient concernées. Les objectifs de ces échanges directs entre les entreprises du secteur de transport et auxiliaires de transport et le Président du GICAM ce Mercredi 01er Juillet 2020 sur la plateforme Zoom étaient principalement de constituer une force de propositions nécessaire pour la défense des intérêts des entreprises de ce secteur, favoriser la structuration et le partenariat-interentreprises ; partager les informations sur la conjoncture sectorielle et sur les difficultés spécifiques liées à ce secteur d’activité. 

Dans son propos introductif, le Président du GICAM, Monsieur Célestin TAWAMBA, qui présidait la rencontre, après avoir souhaité la bienvenue à la trentaine des dirigeants des entreprises présents, et a émis le vœu de voir cette rencontre non seulement déboucher sur une véritable structuration de ce secteur d’activité mais aussi que les données communiquées par les entreprises permettent de mesurer l’impact de la crise sanitaire de la Covid’19 sur ces entreprises. 

Le Chef du Centre de Développement de la PME, Monsieur Noé NDI MBERE, a présenté la situation des entreprises de transport et auxiliaires de transport au Cameroun. Qui se déclinait se déclinait en 03 axes : La cartographie des entreprises de transport et auxiliaires de transport, leurs performances et leur poids économique, les politiques et réglementations qui encadrent ce secteur d’activité.

S’il est avéré que le secteur du transport et auxiliaires de transport est un secteur qui tire la croissance économique du pays (9% de taux de croissance), il n’en demeure pas moins que ce secteur très réglementé et fortement concurrentiel connaît beaucoup difficultés qui ont été répertoriées :

- Pressions fiscales ;

*Tarifs douaniers élevés

*Taux d’imposition élevés

*Harcèlement par les agents publics

- L’envahissement du secteur par l'informel

- les coûts de vignette pour camions

- la mauvaise qualité du carburant

- le poids des taxes sur les prix du carburant

- Concurrence déloyal ;

- Mauvais état des routes ;

- Absence d’une réglementation sur la fixation des coûts de transport ;

- Congestion portuaire ;

- Variabilité des pesages routiers en fonction des villes ;

- Tracasseries sur les corridors et autres voies ;

- Difficultés du contrôle automobile ;

- Vétusté du parc automobile ;

- Congestion (embouteillage) dans les villes ;

- Recrudescence des accidents (un véhicule au Cameroun tue en moyenne 123,8 fois plus que dans les pays développés) ;

- Insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;

Aux cours des échanges, les participants ont également relevé des préoccupations structurelles et spécifiques qui plombent l’activité du secteur. Il s’agit notamment de :

- la non prise en compte dans les avis d’appels d’offres de l’exigence de la représentation d’une marque par le fournisseur qui soumissionne ;

- les pénalités appliquées sur le stationnement des marchandises bloquées au port (en période de Covid’19)

- l’annulation des intérêts sur les crédits bancaires au regard de la crise sanitaire ;

- les difficultés d’harmonisation des tarifs dans le secteur transit

- la multitude des contrôles routiers sur les différents corridors

-l’imposition des taxes sur le chiffre d’affaires (en lieu et place du bénéfice)

- les coûts du carburant, de l’énergie, …

- la complexité de la gestion des appels d’offres qui empêche la participation des entreprises nationales

A la suite de l’énumération de ces difficultés, les parties prenantes à cette rencontre ont pris certaines résolutions :

En ce qui concerne le Groupement, il est question de :

-    Poursuivre la stratégie mise sur pied par le Conseil d’Administration pour ne plus seulement être une force de propositions mais d’influer pour le changement des paradigmes     

-      -Garder la main haute sur les problématiques de : Fiscalité, Contrôles administratifs, …

-       Obtenir une date pour une rencontre avec le MINTRANS et les autres administrations

-        

Pour les entreprises, il s’agit de :

-       Se retrouver le plus souvent pour des échanges directs ;

-       D’adresser officiellement leurs préoccupations au GICAM pour la saisine des administrations ;

-       S’appuyer davantage sur les corporations qui fédèrent leurs secteurs pour des actions fortes auprès du Gouvernement avant le relai par le GICAM ;

-       Aider le GICAM à mieux structurer son plaidoyer en communiquant des données chiffrées et quantifiées ;

-       Se réinventer pour affronter plus sereinement les conséquences du Covid’19

Le Président du GICAM a tenu à rassurer les entreprises sur l’ensemble des actions qui sont menées auprès du Gouvernement pour la pérennité des entreprises et l’assainissement de l’environnement des affaires.

Télécharger la présentation du secteur de transport !